Écriture :
Éphésiens 2:12 : « Souvenez-vous qu’en ce temps-là vous étiez sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. »
Versets d’appui :
1 Thessaloniciens 4:13, Romains 5:5, Colossiens 1:27
MÉDITATION
Cette scène fictive se joue tous les jours mais surprend toujours.
« Tu crois vraiment qu’il y a quelque chose après ? »
La question a été posée sans la moindre introduction. Nous discutions d’un tout autre sujet. Puis vint le silence. Ensuite, cette question. Dans ses yeux, j’ai percé une fissure dans l’assurance qu’elle affichait habituellement.
Ce soir-là, j’ai réalisé que derrière les conversations légères et les rires, beaucoup de gens portent une lourde question en eux. On n’en parle pas souvent, mais elle est toujours présente.
Dans la suite du deuxième chapitre de la lettre de Paul aux Éphésiens, nous découvrons une autre description de l’homme sans Christ. Il rappelle aux croyants ce qu’ils étaient avant Christ et le fait en des termes clairs et décisifs. Ce qu’il décrit est la condition de toute personne qui ne connaît pas le Sauveur.
« Souvenez-vous qu’en ce temps-là vous étiez sans Christ. »
Se souvenir est nécessaire. Nous oublions trop vite d’où Dieu nous a tirés, et cet oubli nourrit parfois le mépris envers ceux que nous sommes appelés à aimer. Être sans Christ, c’est être sans Sauveur, sans médiateur, sans accès au Père. Jésus a été explicite: Il est le chemin, la vérité et la vie, et personne ne vient au Père sans Lui. Il n’y a pas de raccourci, pas d’alternative.
« Privés du droit de cité en Israël. »
Le terme grec évoque l’aliénation, l’exclusion, l’absence de statut, l’absence d’appartenance. Nous savons ce que vivent ceux qui se retrouvent sans papiers dans un pays étranger. Présents physiquement, mais sans droits, sans protection, exposés à l’exploitation. Les païens vivaient ainsi sur le plan spirituel : hors du peuple de Dieu, sans les privilèges liés à son alliance.
« Étrangers aux alliances de la promesse. »
Ils n’avaient aucune part aux promesses faites à Abraham, à Moïse, à David. Ils étaient exclus de la promesse de rédemption, de l’assurance de la présence de Dieu, de l’espérance transmise de génération en génération. Ils vivaient en dehors du cercle de la grâce révélée.
Paul ajoute alors deux expressions qui résument tout : « sans espérance » et « sans Dieu ».
Sans espérance, c’est vivre sans attente confiante d’un avenir bon. C’est regarder la mort sans consolation. Paul dira aux Thessaloniciens qu’ils ne doivent pas s’attrister face à la mort « comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1 Thessaloniciens 4:13). Les autres, ce sont ceux-là.
Et ils étaient « sans Dieu ». Le mot grec est à l’origine de notre mot « athée ». Pourtant Éphèse était remplie de temples. On adorait Artémis avec ferveur, et Paul a failli y perdre la vie face à une foule qui clamait sa grandeur. Mais malgré l’abondance de divinités, ils ne connaissaient pas le seul vrai Dieu.
Deux athées célèbres discutaient de leur succès en Occident dans leurs critiques de la foi chrétienne. Ils ont regretté que, si les gens ne croient plus en Dieu, ils ont remplacé cette foi par de nombreuses croyances absurdes. Ils sont devenus sans Dieu tout en épousant des divinités et pratiques étranges. Les Éphésiens étaient coupés du Créateur, vivaient dans le monde qu’Il a fait, mais sans Le connaître.
Ce que cette semaine a révélé
Chaque jour de cette semaine, nous avons médité sur ce portrait de l’homme sans Christ. Il a péché et est privé de la gloire de Dieu. Il est par conséquent spirituellement mort. Il vit sous la domination de Satan et ce, sans s’en rendre compte. Il est décrit comme étant par nature enfant de colère, aveuglé par Satan afin qu’il ne voie pas la gloire de Christ. Et même ses meilleurs actes sont une souillure devant Dieu. Il est décrit finalement comme étant sans espérance et sans Dieu.
En résumé, c’est un homme mort, esclave, aveugle, souillé, sans espérance, sans Dieu. Mais comme dit précédemment, ce n’est pas la fin de l’histoire. L’espoir est réel.
Paul continue:
« Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois loin, vous êtes devenus proches par le sang de Christ. » (Éphésiens 2:13)
Leur situation a changé radicalement en Christ. La distance entre eux et Dieu a été abolie, l’espérance a été donnée. Il en va de même pour nous. Si nous sommes passés de la mort à la vie, c’est parce que quelqu’un nous a annoncé l’Évangile.
Et aujourd’hui encore, cette grâce est disponible. Simplement, Jésus demande que quelqu’un aille leur annoncer cette bonne nouvelle. Est-ce que vous le ferez?
PRIÈRE
- Père, je me souviens d’où tu m’as tiré. J’étais sans Christ, sans espérance, sans toi.
- Pardonne-moi quand j’oublie et quand cet oubli me rend méprisant envers ceux que tu m’appelles à aimer.
- Cette semaine m’a ouvert les yeux sur leur condition réelle. Qu’elle ne me laisse pas indifférent. Morts, captifs, aveugles, sans espérance, sans Toi. Mon cœur est brisé. Je ne peux pas rester silencieux sachant ce que je sais. Pendant ce jeûne, transforme cette connaissance en action. Fais de moi un porteur d’espérance. Utilise-moi pour annoncer la bonne nouvelle à ceux qui n’en ont aucune.
- Je ne veux pas traiter les perdus comme s’ils allaient bien. Ils sont sans espérance et sans toi. Donne-moi des oreilles pour entendre leurs questions — même celles qu’ils n’osent pas poser. Et donne-moi les mots pour leur annoncer qu’il existe une espérance.
- Tu demandes que quelqu’un aille leur annoncer la bonne nouvelle. Me voici. Envoie-moi. Au nom de Jésus, amen.
QUESTIONS DE RÉFLEXION
- Est-ce que j’ai oublié d’où Dieu m’a tiré ? Cet oubli affecte-t-il mon regard sur les perdus ?
- Comment cette semaine a-t-elle changé ma compréhension de la condition des perdus ?
- Connaissant maintenant cette réalité, comment vais-je vivre différemment?








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